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Nouveau Code de la route et retour de la Brigade de la circulation au Portugal

Deux policiers en gilets réfléchissants discutent lors d'un contrôle routier sur une autoroute.

La célèbre phrase du roman Le Guépard, de Giuseppe Tomasi di Lampedusa - « il faut que tout change pour que rien ne change » - semble résumer au mieux ce que sont les politiques publiques au Portugal. Les figures changent, les lois aussi, pour que, au final, tout reste comme avant.

Nous sommes peut-être à la veille d’un nouvel épisode de ce genre. Luís Neves, ministre de l’Administration intérieure, a annoncé qu’un nouveau Code de la route allait arriver prochainement, et que la Brigade de la circulation ferait son retour. Beaucoup de choses vont bouger, mais je crains que le résultat soit, une fois encore, le statu quo. Si les gens ne respectent déjà pas le Code de la route actuel, pourquoi respecteraient-ils le nouveau ?

Nouveau Code de la route au Portugal : ce que l’on sait déjà

Les détails ne sont pas encore publics, mais les grandes lignes, elles, sont connues : nouveaux limites de vitesse, amendes plus lourdes, moindre tolérance à l’alcool et à l’usage du téléphone portable. Le tout accompagné d’un renforcement de l’éducation routière qui, si l’on se fie à ce qui a été fait ces dernières décennies, risque de n’être qu’un habillage.

On en revient donc à la question centrale : le Code de la route actuel est-il respecté ? Et surtout, est-il appliqué du côté de l’État (hors la partie consistant à charger le citoyen d’amendes, là, il n’hésite pas). Je pense, par exemple, à l’état de nos routes, qui se dégrade à vue d’œil, ou encore au contrôle des procédures d’attribution et de renouvellement des permis de conduire.

Brigade de la circulation : un retour potentiellement utile

Tout n’est pas forcément négatif. Le retour de la Brigade de la circulation peut être une bonne nouvelle. Les routes ont réellement besoin d’une présence visible, continue et guidée par des critères clairs. Pas de machines dissimulées là où il est facile de verbaliser.

Au-delà des lois : un changement de mentalités

En réalité, plus qu’un changement de textes, c’est un changement de mentalités qu’il nous faut, en commençant par le sommet, par l’État. Je suis certain que c’est aussi la lecture de milliers d’agents de la PSP et de la GNR, qui, chaque jour, font de leur mieux pour lutter contre la sinistralité.

Je crains donc que ce qui arrive ne soit qu’un Code de la route « plus musclé » pour les citoyens, avec des effets immédiats sur les recettes, mais une efficacité incertaine sur l’essentiel : réduire la sinistralité et la mortalité sur les routes portugaises. La tradition va dans ce sens, même si j’espère me tromper cette fois.

« Plus qu’un changement de lois, c’est un changement de mentalités qu’il nous faut, en commençant par le sommet, par l’État. »

Sinistralité : des chiffres qui inquiètent en 2026

Ce serait souhaitable. Car les chiffres sont alarmants : au premier trimestre 2026, 137 décès ont été enregistrés sur nos routes, soit une hausse de 36% par rapport à la même période de 2025.


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